Le monde est bizarre, et les gens sont étranges. Un regard, une plume, un mot, et tout est dépeuplé. Parce que rien n'est pour longtemps, tout est éphèmère. Monsieur, vous êtes un excentrique, peu de gens aujourd'hui oseraient dire ce qu'il pense comme vous faites. Je suis en admiration totale devant votre sournois faciès. N'importe quoi. Vérité. Et puis du temps aussi. Impatience qui traduit un superficialisme profond. Je lis en toi comme dans un livre ouvert, après tout tu n'es rien d'autre que ça. Ton regard est peu être éperdu, et puis au fond je m'en fous. Les gens sont bizarres. Prétend donc être normal, ça n'existe pas les gens normaux. Lis-moi donc ce truc, et va crier au monde entier que je suis folle. Stupides préjugés, non mais. Oui, tu es gentil, mais non, j'aime pas la confiture. Va donc, je ne te hais point, cher ami. Je t'aime, si tu savais comment. Et ce n'est pas parce que la terre est ronde que la conception du monde va changer. C'est juste inéluctable. Tout est écrit. Viens, prends moi la main, nous irons loin à travers les champs, embrasser les étoiles et se perdre dans le souffle du vent. Embrasse-moi.